01.02.2010

à propos de LASKO

Délaissant le collectage de Sortie d’Usine le temps d’une exploration des émotions en musique, Nicolas Bonneau convoque Lasko pour créer À nos Héros. Un récital de textes en forme d’expérimentation, qui oscille entre journal intime et parole politique, confidences sonores et poésie radiophonique.

LASKO est né de la rencontre entre un conteur, un compositeur, un scénographe, pour que la voix sussurée, gueulée, marmonnée raconte les héros auxquels nous avons crus et que nous avons abandonnés. Une expérience sonore, visuelle et textuelle, qui crée avec le spectateur les conditions d’une émotion particulière, celle que nous avons en nous et qui cherche sa trace.

Avec ce projet, le collectif LASKO explore une forme de relation entre le texte et la musique. Une parole qui mélange les formes du récit, de l'intime au politique. Une expérience de laboratoire musical, qui emprunte à différents langages (slam, poésie sonore, listes, énumérations, brèves histoires) et qui explore différents genres comme le jazz, la musique contemporaine, le rock. Un objet qui se fabrique en direct, à la manière d'une pièce radiophonique ou d'un tournage sur un plateau de cinéma.

voir le myspace de Lasko:

http://www.myspace.com/laskocolektif

 

Lasko-Thibaut-Briere.jpg

Lasko: Nicolas Bonneau (voix et texte), Mickael Plunian ( compositions, sample, live), Jean)Charles Esnault ( lumières, scénographie), Mael Legoff ( collaboration artistique)

 

 

Vu par…

Sylvie Violan, directrice de la scène conventionnée du Carré des Jailles  / Les Colonnes (33)

Arrivée débonnaire des trois protagonistes sur le plateau. Qui sont vos héros? demande Nicolas Bonneau. D'Albator à Che Guevara, que sont-ils devenus? Ensevelis dans la fosse commune de notre enfance? Une fanfare mélancolique s'élève... Chapitre 1 : Merci où l'on va du sourire de Julia Roberts aux prisons surpeuplées. Chapitre 2: Mamba Noir où sur des musiques de films, on se fait son cinéma et l'inventaire de nos peurs... la peur de la peur de la peur... Chapitre 3: Pauvre con comme un hommage aux femmes et à l'amour ( Même baiser, tu ne le feras plus qu'avec moi, d'accord?). Chapitre 4: l'homme invisible. Dis, comment tu vis? Chapitre 5: le grand soir où il y a des héros et les hontes de l'histoire. Nous sommes des promesses et des abîmes: finalement, le grand soir, c'est nous. Chapitre 6: la sclérose est scandée sur un duo batterie-guitare.

Quelque part entre l'amour et la politique, entre la confidence intime et la sociologie, Nico le coco, sorte de Don Quichotte de la parole, nous livre un spectacle profondément humaniste, avec une belle musique (dense) et des chouettes lumières (blanches), un work in progress abouti dont se dégagent beauté et liberté.

 

Ouest France

un slam dépouillé auquel Nicolas Bonneau s'essaie avec bonheur, humour, émotion et un recul à la fois grave et savoureux. Son phrasé collant au plus près de rythmes doux et chaloupés: "j'ai mis mes mots à l'honneur / Pour peupler / Dépeupler / Les grands déserts que j'ai / À  l'intérieur "