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01.04.2007
PROJET 2009
PROJET 2009: HOMME & MONSTRE
Une parade de monstres,
À la manière des zoo humains du début du siècle
Des cirques forains
D’un laboratoire scientifique
Ou d’un plateau de télévision
Des hommes et des femmes sont exhibés comme des animaux.
Pas des humains à l’allure physique difforme,
Non,
Il s’agit ici de montrer le monstre moral,
Celui que la difformité a atteint à l’intérieur,
Et qui vit au milieu de la société.
Le Bonimenteur-narrateur.
Un bonimenteur explique, montre et commente, c’est un montreur de phénomènes, donc monstre lui-même ; quand à ceux qui regardent et payent pour regarder, ne sont ils pas eux-mêmes des monstres ?
La Parade.
La Parade est un étalage d’une chose ou de soi, dans le but de se faire valoir. C’est aussi une cérémonie, rituel, scène burlesque que l’on joue devant un théâtre forain pour inciter le public à rentrer.
Les Monstres.
Le premier sens du mot Monstre vient de Monstre vient de montrer, faire paraître au regard. Cela peut désigner un être au physique et aux mœurs étranges. Un être de légende, être mythologique. Quelqu’un de bizarre, d’extraordinaire, de prodigieux.
Et puis, il y a le Monstre qui dévore l’intérieur, le Monstre qui franchi les frontières du mal, qui passe au-delà des règles sociales. Le barbare. Ceux que nous ne voulons pas voir. Ceux qui nous dégoûtent en même temps qu’ils nous fascinent. Eux dont la télévision et la presse se délectent.
Histoires individuelles, histoires collectives.
Il y a les histoires individuelles de chacun, ceux qui sont là, exposés. Ils parlent, ils témoignent.
Il y a une photographie sociale de la société qui les engendre et entretient.
Il y a l’histoire qui se déroule entre eux, rencontre des monstres, du bonimenteur et de vous-même avec eux, avec vous-même.
Il y a la voix des bourreaux, des victimes, des chasseurs, du législateur.
Pourquoi ça ?
Le but de tout ça est de pouvoir regarder certaines choses en face, chez les autres, chez soi, de ne pas se faire de cadeaux et de pouvoir en rire aussi. Le rire sera important pour que tout cela ne soir pas insupportable.
C’est de se confronter à ce qui fait mal, de comprendre pourquoi le mal nous fascine.
D’entendre en parallèle des voix des victimes et de bourreaux.
Aussi pour dire que nous sommes responsables de ce que nous faisons. Et que la lâcheté est le premier pas vers la monstruosité.
L’équipe.
On reprend les mêmes et on recommence, après Sortie d'Usine et 68, nouvelle aventure, ensemble...
Texte et jeu : Nicolas Bonneau
Mise en scène :collaboration artistique : Anne Marcel
Lumières : David Mastretta
Musique/musicien : Stéphane Pelletier, saxophone baryton
1°étapes de travail:
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RENTREE 2008: collectage centre de détention
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JUIN 2008 / 2° CHANTIER AU FESTIVAL "COURT TOUJOURS", POITIERS (direction artistique Jean Boillot)
contenu en cours...
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AOUT 2007 / 1° CHANTIER AU NOMBRIL: SALES VIEILLES PEURS
impressions...
Sur la scène, un homme en costume, il ramasse un morceau de papier, va au micro :
-Peur n°36, j'ai peur de vieillir!
Puis il va jeterl e papier dans une urne.
Ca recommence.
Un autre homme entre. Prend la guitare. Ca parle dans le micro.

"Elles sont là
Enfouies
En nous
Depuis la nuit des temps
Peurs d’enfance, peurs d’adulte, peurs de toujours
Superstitions, malédictions, croyances
Campagne profonde ou toute proche
Coin des rues.
Un frisson moite dans le dos
On a beau savoir, on a quand même envie d’y croire !
On a beau pas y croire, on aime se faire peur !
Elles sont là
Enfouies
En nous
Elles... Ce sont nos sales vieilles peurs"
Ca s'énerve. Ca s'adoucit.
ça balance entre traditionnel et modernité, c'est frontal, direct, brut, à la façon d'un concert,
c'est distancié, intime et sans concession,
c'est du conte noir qui met des coups de pieds là où ça fait mal.
Parfois aussi on rigole.
Trois contes, trois cercles:
- Le cercle magique: la peur sociale, ancestrale, la superstition profonde. Qu'est-ce qui est le plus dangereux, la peur du loup ou le loup lui-même?
- Le cercle politique: l'instrumentalisation de la peur, les médias, la peur de l'autre. La peur comme outil du pouvoir pour imposer la dictature, rendre chacun méfiant et haineux de l'autre... et parfois, ça s'immisce sans qu'on s’en rende compte.
- Le cercle intime: la peur de soi, du monstre en soi, jusqu'à la folie... qui n'a pas eu peur. Seul. Un bruit. Une pensée. Un moment et on bascule vers un ailleurs.
Et puis, au milieu de tout ça, comme un fil rouge, nos petites peurs intimes: scandées, balancées à la volée, lues, écrites, jetées en pâture, entre voix et musique.
C'est aussi un hommage à l'oeuvre de l'écrivain Claude Seignolle.
Texte et conte : Nicolas Bonneau
Musique : Laurent Delage à l'harmonica, accordéon et guitare
collaboration artistique: Anne Marcel
Lumière: David Mastretta
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Création sur le thème de la peur, à l'occasion d'une carte blanche proposée par le Nombril du monde, "nocturne au jardin" du 17 août 2007.
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Extrait des petites peurs intimes:
J’ai peur
J’ai peur que la peur me fasse peur d’avoir peur
Je t’attends
Tu es en retard
5, 10, 15 minutes
tu n’arrives pas
et si tu n’arrivais pas, plus, jamais
si tu m’avais oublié
si tu ne m’aimais plus et que tu ne voulais plus me voir
non
tu arrives
tu as 30 minutes de retard
je te serre fort
trop fort tu dis : tu me serres trop fort
tu me repousses
tu es agacé, tu dis
je demande : tu ne m’aimes plus ?
quand j’étais enfant
j’avais une boîte
dès que j’avais une peur ou une angoisse
je l’écrivais sur un morceau de papier
et je mettais le morceau de papier dans la boîte
je ne sais pas si ça marche mais ça soulage
sous mon lit
un crocodile
si je sors une jambe, est-ce qu’il va me dévorer ?
J’ai peur
J’ai peur que la peur me fasse peur d’avoir peur
17:20 Publié dans projet 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : conte, peur, fantastique



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